Une résistance est le composant le moins cher de l’établi. Pourtant, de nombreux problèmes apparaissent lorsque les contrôles sont négligés.

Le calcul n’est généralement pas la partie difficile. Il faut choisir ensemble la valeur, la puissance, la tolérance et le type de montage.

Étagère de stockage avec des bacs de tri remplis de résistances THT et un tableau de code couleur

Choisir une résistance en quatre contrôles

  1. Commencez par sa fonction : limiter un courant, définir l’état d’une entrée, diviser une tension ou piloter un transistor/MOSFET.
  2. Calculez la valeur, puis choisissez une valeur normalisée proche et adaptée.
  3. Calculez la puissance dissipée et vérifiez la fiche technique, le déclassement, la température ambiante et le montage. Une puissance nominale égale à deux fois la puissance calculée est un point de départ prudent, pas un remplacement de la fiche technique.
  4. Choisissez la tolérance et le boîtier selon l’usage : une résistance traversante à fils est pratique sur breadboard ; une résistance CMS 0805 se monte normalement sur un circuit imprimé ou un adaptateur.

Valeur de résistance : commencer par la fonction

Exemple classique : une LED rouge alimentée sous 5 V. Avec une tension directe d’environ 2 V et un courant visé de 10 mA, la résistance doit chuter 3 V, soit 300 Ω. Une valeur normalisée proche, comme 330 Ω, réduit légèrement le courant et la luminosité.

Une résistance de pull-up maintient une entrée GPIO dans un état défini. Des valeurs de 4,7 kΩ à 47 kΩ sont courantes, mais vérifiez les exigences du circuit. Une CMS 0805 telle que la CRG0805F10K est destinée au montage sur circuit imprimé ou adaptateur ; choisissez une version traversante pour une utilisation directe sur breadboard.

Puissance et diviseurs de tension

Calculez la puissance avec P = V² / R ou P = I² × R. Une résistance de 330 Ω avec 3 V à ses bornes dissipe environ 27 mW. Vérifiez toujours la fiche technique et le déclassement pour le montage et la température ambiante réels.

Exemple de diviseur non chargé : deux résistances égales de 470 Ω divisent 12 V en 6 V, et non en 5 V. Pour obtenir 5 V à partir de 12 V, il faut un autre rapport. Utilisez Vsortie = Ventrée × Rbas / (Rhaut + Rbas) et tenez compte de la charge connectée à la sortie.

Une puissance nominale égale à deux fois la puissance calculée est un point de départ prudent, pas une garantie universelle. Un modèle de puissance supérieure tel que la CRGH0805F10K peut convenir, mais vérifiez toujours la série exacte et les données du fabricant.

Tolérance : choisir selon l’application

Une résistance de 1 kΩ avec une tolérance de 5% peut mesurer entre 950 Ω et 1050 Ω. L’acceptabilité dépend de la fonction, du comportement en température et de la série exacte. Un pont de mesure, un filtre RC ou un diviseur de référence peut nécessiter une tolérance plus serrée ; d’autres fonctions sont souvent moins critiques.

Traversante ou CMS

Les résistances traversantes sont pratiques pour les breadboards, les réparations et les prototypes soudés à la main. Les résistances CMS se montent normalement sur un circuit imprimé ou un adaptateur. La limite de puissance ne dépend pas uniquement du boîtier : la série, le routage du circuit imprimé, la température ambiante et la fiche technique déterminent ensemble ce qui est sûr.

Trouver la bonne résistance

Erreurs fréquentes en pratique

Les erreurs courantes sont l’absence de résistance en série avec une LED, l’oubli de la puissance ou du déclassement, la charge d’un diviseur sans inclure cette charge dans le calcul, et le choix d’un composant CMS pour une utilisation directe sur breadboard.

Une résistance coûte peu. Le composant qu’elle doit protéger coûte souvent davantage. Prenez donc le temps de vérifier la valeur, la puissance, la tolérance et le type de montage.